Read Le Chevalier Des Touches by Jules Barbey d'Aurevilly Online

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This is a reproduction of a book published before 1923. This book may have occasional imperfections such as missing or blurred pages, poor pictures, errant marks, etc. that were either part of the original artifact, or were introduced by the scanning process. We believe this work is culturally important, and despite the imperfections, have elected to bring it back into priThis is a reproduction of a book published before 1923. This book may have occasional imperfections such as missing or blurred pages, poor pictures, errant marks, etc. that were either part of the original artifact, or were introduced by the scanning process. We believe this work is culturally important, and despite the imperfections, have elected to bring it back into print as part of our continuing commitment to the preservation of printed works worldwide. We appreciate your understanding of the imperfections in the preservation process, and hope you enjoy this valuable book....

Title : Le Chevalier Des Touches
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ISBN : 9781141795406
Format Type : Paperback
Number of Pages : 248 Pages
Status : Available For Download
Last checked : 21 Minutes ago!

Le Chevalier Des Touches Reviews

  • Etienne Mahieux
    2018-11-12 12:38

    Inspiré d'un épisode mineur et tardif de la chouannerie, "Le Chevalier des Touches" est tout à fait caractéristique du talent de Barbey d'Aurevilly, et de l'imagination de l'auteur de "L'Ensorcelée". Le fond du récit est historique, et Barbey l'imagine conté à la veillée par une bouche âgée, témoin direct des événements, à de vieilles oreilles qui n'en ont qu'une vague teinture et, on le découvre à la fin, aux oreilles d'un jeune adolescent : l'auteur lui-même sans doute, qui romance ici un récit de tradition familiale. Il s'agit bien de romancer puisque tant le personnage éponyme que les véritables protagonistes de l'histoire sont agrandis, dans la direction de l'idéal comme dans celle du grotesque, par rapport aux faits historiques. Il n'est que de lire successivement la relation par Barbey de sa véritable rencontre avec Des Touches, âgé et interné dans un asile, de la version qu'il en donne en conclusion du roman : si le personnage est reconnaissable, si les circonstances demeurent les mêmes, si le caractère même de la folie du malheureux vieillard est respecté, l'oeuvre littéraire lui donne une aura épique et lyrique qu'il n'avait sans doute pas dans la réalité. C'est que Barbey, en pleine possession de ses moyens d'écrivain, est fidèle à l'audition passionnée et à l'imagination de ses treize ans.Le charme du récit tient beaucoup à sa densité — Barbey est un virtuose des formes brèves ou, du moins, pas trop longues — et à une structure essentielle de son oeuvre romanesque : le récit enchâssé, qui lui permet ici de jouer du contraste entre le grotesque nocturne, hoffmannien, des vieux Normands qui se récitent l'histoire du chevalier des Touches, et le récit tout d'action et d'une jeunesse solaire (quand bien même la brume et la nuit y joueraient un rôle) que constitue cette même histoire. Barbey n'est pas si loin ici de Walter Scott et c'était, si je lis bien la préface, l'un de ses espoirs.

  • Stéphane
    2018-10-17 09:43

    Un récit passionant et une construction dramatique fascinante.Six personnes réunies une nuit dans un salon d'une petit ville de province.L'une est la victime - sourde et totalement passive - dont l'histoire est narrée aux cinq autres.Un autre - l'Abbé - est l'initateur de l'histoire suite à une rencontre nocturne, brève, inquiétante et inattendue avec le Chevalier des Touches.Le troisième - le baron de Fierdrap - est celui qui ne connaît rien de l'histoire et à qui il faut la raconter (le lecteur)Deux dames effacées - les soeurs Tuffedelys - sont les témoins de l'histoire racontée.La dernière - la soeur de l'Abbé -, femme d'une laideur masculine, raconte l'histoire qu'elle a vécue et où elle s'est battue en homme.Le récit est celui du Chevalier des Touches, un chouan au service du Roi de France réfugié en Angleterre et qui a été fait prisonnier par les révolutionnaires. Ce héros éponyme n'apparaît en chair et en os (hormis une brève apparition fantômatique dans la scène d'ouverture incroyablement écrite) qu'au quatre cinquièmes du roman.La narration est à la troisième personne (le septième participant à cette soirée dont l'existence n'est révélée qu'à la toute fin de l'histoire) mais rapporte essentiellement un récit à la première personne.Un tour de force pour un roman admirable et passionant à découvrir et qui a à peine vieilli en 150 ans.

  • Czarny Pies
    2018-10-31 09:36

    Après avoir été très agreeable surprise par la qualité des contes dans la collection les Diaboliques, j'ai decide de lire le Chevaier des Touches. Hélas, je l'ai trouvé trés ordinaire. Je vous encourage de ne pas répéter mon erreur. Sans etre mauvais, il n'y pas suffisament la-dedans pour compenser l'effort et le temps requis pour le lire.L'intrigue du Chevalier des Touches se déroule en France durant l'époque révolutionnaire. Les chouans étaient des contre-révolutionnaires d'ou vient possiblement l'intéret de ce roman. Les romans historiques les plus connus du dix-neuvième ont étés écrits par des progressistes (par exemple Dumas ou Walter Scott). D'Aurevilly était un royaliste et assez réactionnaire. La lecture du Chevalier des Touches vous donne alors l'autre coté de médaille. Pour ma part, je l'ai tout surtout trouvé ennuyant.

  • Daria
    2018-11-07 10:44

    This is a quick read, although a somewhat dense one. Le Chevalier des Touches is a curio for sure: it speaks of a real historical character, but with its own gothic-romantic edge; it aims at being comical, but is at the same time undoubtedly violent. Heroism becomes androgynous: the hero is Helen, the heroine, Paris - gender, identity, age, class are all deformed in this obscure little novel which recounts episodes of the chouannerie of Normandy.Indeed, this little novel is mad and strange - though, when one gets to the ending, one understands why, perhaps... A worthwhile and entertaining read, if only for d'Aurevilly's zealous overuse of metaphors.